
Stations de relevage.
Postes prêts à raccorder pour eaux usées et eaux vannes. Cinq fabricants européens — KSB, HOMA, Grundfos, Sulzer ABS, ACO — en version simple ou double, avec ou sans broyeur. Conformité EN 12050-1 / -2.
KSB miniCompacta
16 modèles compacts — de la monopompe eaux usées au bipompe eaux vannes avec broyeur et cuve intégrée 150 L. Made in Germany, certifiée EN 12050. Voir les 16 modèles →
HOMA Sanistar · Sanimaster · Saniboy
35 modèles triphasés et monophasés — Saniboy compact (domestique), Sanistar mid-range (immeubles), Sanimaster industriel haute performance. Spécialiste allemand depuis 1946. Voir toute la gamme HOMA →
Grundfos Multilift
39 modèles Multilift MSS · M · MD · MDG — de la mini-station monopompe 2 kW au bipompe 3,8 kW avec broyeur. Grundfos, fabricant danois de Bjerringbro. Voir toute la gamme Multilift →
Sulzer ABS — Sanimat · Piranhamat
8 modèles — la Sanimat pour eaux usées en mono et bipompe, la Piranhamat 701 avec broyeur Contrablock Plus. Sulzer, groupe suisse fondé en 1834, ABS racheté en 2011. Voir toute la gamme Sulzer →
ACO Muli
8 modèles Muli-Mini et Muli-Star — systèmes sur cuve étanche en matière synthétique renforcée, solution pour sous-sols et bâtiments enterrés. ACO, fabricant allemand de Büdelsdorf depuis 1946. Voir toute la gamme ACO →
Points-clés — comment choisir une station de relevage
Simple ou double ?
Monopompe pour une maison individuelle ou un petit commerce. Bipompe en alternance automatique dès qu’il s’agit d’un immeuble collectif, d’un ERP ou d’une installation devant garantir la continuité du service — norme EN 12050-1 obligatoire.
EN 12050-1 vs -2
EN 12050-1 — eaux vannes, c’est-à-dire contenant des matières fécales (WC raccordé). EN 12050-2 — eaux usées sans matières fécales (douche, lavabo, cuisine, machine à laver). Le choix du modèle dépend en premier lieu de cette distinction.
Broyeur ou vortex ?
Le broyeur intégré permet un refoulement réduit en DN 32 ou DN 50. Le vortex (sans broyeur) accepte les solides jusqu’à son passage libre mais demande un DN 50 à DN 100. Broyeur obligatoire dès que des lingettes risquent d’être présentes.
Entretien minimal
Inspection visuelle annuelle, test du contacteur de niveau, nettoyage de la cuve tous les 2–3 ans. Les garnitures mécaniques modernes (SiC/SiC en bain d’huile) fonctionnent pratiquement sans entretien sur toute la durée de vie.
Simple ou double pompe — deux familles
Stations simples
Monopompe — maison individuelle, petit commerce, usage domestique. Installation plus compacte, prix plus accessible, remplacement de la pompe en cas de panne.
Stations doubles
Bipompe en alternance automatique — immeubles collectifs, ERP, installations 24/7. EN 12050-1 impose le bipompe pour les bâtiments collectifs. Redondance : la 2ᵉ pompe prend le relais en cas de maintenance de la 1ʳᵉ.
Comprendre les stations de relevage
EN 12050-1 et obligation de double pompe
La norme européenne EN 12050-1 définit les exigences applicables aux stations de relevage pour eaux usées contenant des matières fécales. Elle précise les essais de conformité (débit, hauteur, passage libre, niveau sonore, étanchéité) et la documentation que le fabricant doit fournir. Une station certifiée EN 12050-1 porte un marquage permanent sur la cuve ou sur la plaque signalétique, avec le numéro de la norme, le nom du fabricant et le débit nominal.
Le nombre de pompes dépend du contexte d’emploi :
- Station mono-pompe — acceptée pour une maison individuelle à condition qu’au moins un WC reste situé au-dessus du niveau de reflux. Ce WC de secours garantit la continuité du service en cas de panne de la pompe.
- Station bi-pompe (pompes jumelées) — obligatoire dès lors qu’aucun WC n’est situé au-dessus du niveau de reflux, ainsi que dans les établissements recevant du public (ERP), immeubles collectifs, commerces, hôtels, bureaux. Les deux pompes fonctionnent en alternance automatique ; en cas de défaillance d’une pompe, la seconde prend immédiatement le relais.
Cette règle de redondance vise à prévenir le refoulement d’eaux usées dans les locaux, situation à la fois sanitaire et juridiquement critique. Un coffret de commande correctement paramétré signale le défaut et bascule sans action manuelle.
Broyeur ou roue vortex — quelle hydraulique pour quel usage ?
Le choix de l’hydraulique conditionne à la fois le diamètre de refoulement, la sensibilité aux déchets et le rendement énergétique.
- Roue vortex (libre dégagée) — passage libre typique 50 à 80 mm, adaptée aux eaux fortement chargées, fibres et petits solides. Rendement hydraulique modéré (45 à 55 %), mais robustesse élevée et faible sensibilité aux obstructions. Le refoulement est obligatoirement en DN 80 minimum, souvent DN 100.
- Roue mono-canal ou bi-canal — passage libre plus réduit (30 à 60 mm), rendement supérieur (55 à 70 %), consommation électrique plus faible. Convient aux eaux usées domestiques classiques. Refoulement DN 50 à 80.
- Broyeur intégré — les matières fécales et le papier toilette sont fragmentés en amont de la roue. Permet un refoulement très fin (DN 32 à 50), utile dans les rénovations où la colonne montante existante est de petit diamètre. En contrepartie, le broyeur est plus sensible aux matières inadaptées (lingettes, textiles, colliers plastique).
Dans une station EN 12050-1 complète, le fabricant propose généralement les trois variantes côte à côte (broyeur / vortex / mono-canal) pour couvrir les cas d’emploi : KSB miniCompacta US (broyeur) vs UZ (vortex), Grundfos Multilift MOG (broyeur) vs M (mono-canal), HOMA Sanimaster V (vortex) vs GRP-V (vortex libre).
Monophasé 230 V ou triphasé 400 V ?
La limite pratique entre les deux alimentations se situe autour de 1,5 à 2 kW par pompe. En dessous, la version monophasée reste acceptable ; au-dessus, le triphasé devient nécessaire pour plusieurs raisons.
- Courant d’appel au démarrage — une pompe monophasée tire un courant d’appel quatre à sept fois supérieur au courant nominal. Sur un tableau domestique, cela fait sauter le disjoncteur différentiel lors des démarrages répétés. Le triphasé lisse ce pic.
- Rendement moteur — un moteur triphasé asynchrone présente un rendement et un facteur de puissance supérieurs, typiquement 5 à 10 points de plus qu’un équivalent monophasé avec condensateur permanent.
- Disponibilité de l’alimentation — dans l’habitat individuel existant, seul le monophasé 230 V est disponible. En construction neuve, en collectif et dans le tertiaire, le triphasé 400 V est généralement présent.
Les fabricants déclinent chaque modèle au-delà de 1,5 kW en deux versions (mono et tri), identifiables par un suffixe dans la référence : « .M » pour monophasé, « .D » ou « T » pour triphasé. L’alimentation à prévoir sur le chantier doit être vérifiée avant commande.
Matériaux de cuve — PEHD, polyester renforcé ou béton ?
La cuve constitue l’enveloppe qui contient le volume tampon et protège la pompe du terrain environnant. Trois familles de matériaux dominent le marché.
- Polyéthylène haute densité (PEHD) — la plus répandue pour l’habitat individuel. Léger, étanche par nature, insensible à la corrosion, économique. Sa résistance mécanique en compression reste limitée : l’enterrement hors circulation est la règle, et en zone carrossable une dalle de répartition béton armée au-dessus est requise.
- Polyester renforcé de fibres de verre (PRV / GRP) — compromis rigide entre le PEHD et le béton. Tenue mécanique supérieure, durabilité élevée. On le retrouve notamment sur les stations KSB miniCompacta et certaines gammes industrielles.
- Béton armé — cuve monolithique ou assemblée. Tenue mécanique maximale, lestage naturel qui limite le risque de flottaison, mais poids élevé nécessitant une grue pour la manutention et joint d’étanchéité à prévoir sur les assemblages.
Une règle s’applique à toutes les cuves : lorsque la nappe phréatique peut remonter au-dessus de la base de la station, la sécurité au flottement doit être calculée selon DIN 1054 (norme allemande, utilisée par l’ensemble des fabricants européens). Si la poussée d’Archimède dépasse le poids de la station remplie d’eau, il faut ajouter une plaque de répartition bétonnée ancrée dans le sol, dimensionnée pour équilibrer le bilan.
Garnitures mécaniques et longévité
La garniture mécanique assure l’étanchéité entre l’arbre en rotation et le corps de pompe. Son usure progressive est le premier facteur limitant de la durée de vie d’une pompe submersible.
- Carbure de silicium / carbure de silicium (SiC / SiC) — la qualité industrielle de référence. Très dur, faible usure dans les milieux abrasifs, durée de vie annoncée couramment supérieure à dix ans en service normal. Équipe les gammes professionnelles (KSB, HOMA, ABS, Sulzer, Ebara).
- Carbone / céramique — qualité d’entrée de gamme. Correcte pour eaux claires, plus vulnérable aux particules abrasives. Durée de vie typique : quatre à sept ans.
- Double garniture avec chambre à huile — standard sur les pompes pour eaux usées : une garniture côté fluide, une garniture côté moteur, une chambre à huile entre les deux. En cas de rupture de la garniture côté fluide, l’huile reste un témoin avant que le bobinage ne soit mouillé. Un contrôle annuel du niveau et de l’aspect de l’huile permet de détecter précocement l’usure.
Sur une configuration bien dimensionnée, garniture SiC et chambre à huile permettent d’atteindre sans difficulté quinze à vingt ans de service, à condition que la pompe ne soit pas sollicitée en limite de courbe et que l’eau ne contienne pas de matières très abrasives (sable, gravillons).
Dimensionnement selon EN 12056-2 — débit Qww et coefficient K
La norme EN 12056-2 fournit la méthode de calcul du débit d’eaux usées à prévoir dans un bâtiment. La formule de base est :
Qww = K × √(ΣDU)
avec Qww exprimé en litres par seconde, ΣDU la somme des unités de décharge (Discharge Units) raccordées, et K un coefficient de simultanéité dépendant du type de bâtiment.
- Unités de décharge (DU) — chaque appareil sanitaire apporte une contribution normalisée. Lavabo : 0,5. Douche : 0,6. Évier de cuisine : 0,8. WC avec réservoir 6 l : 2,0. WC avec réservoir 9 l : 2,5. Lave-linge domestique : 0,8.
- Coefficient K — reflète la probabilité d’usage simultané. K = 0,5 pour l’habitat individuel et collectif à usage intermittent. K = 0,7 pour les hôtels et bureaux. K = 1,0 pour les hôpitaux, écoles, restaurants. K = 1,2 pour les laboratoires et installations à usage quasi permanent.
- Marge de sécurité — il est d’usage d’ajouter 10 à 20 % au débit calculé, pour couvrir les pics ponctuels et l’encrassement progressif de la conduite de refoulement.
La station choisie doit fournir ce débit Qww à la hauteur manométrique requise par le réseau hydraulique (voir la section HMT correspondante), tout en conservant une fréquence de démarrage raisonnable — typiquement dix à vingt cycles par heure en pointe, selon le volume tampon disponible dans la cuve.
L’héritage européen du relevage d’eaux usées
KSB (Frankenthal, Allemagne, fondée en 1871) — l’un des plus grands fabricants mondiaux de pompes, référence industrielle depuis 150 ans. Gamme miniCompacta pour les eaux usées domestiques et collectives.
HOMA Pumpenfabrik (Neunkirchen-Seelscheid, Allemagne, fondée en 1946) — spécialiste des eaux chargées. Quatre lignes complémentaires : Saniboy, Sanistar, Sanimaster, H-Série.
Grundfos (Bjerringbro, Danemark, fondée en 1945) — l’un des leaders mondiaux du pompage. Gamme Multilift du MSS compact au MDG avec broyeur 4 kW.
Sulzer (Winterthur, Suisse, fondée en 1834) — groupe industriel présent dans plus de 150 pays. La marque ABS, rachetée en 2011, a apporté 60 ans d’expérience en eaux chargées. Gammes Sanimat et Piranhamat (broyeur Contrablock Plus breveté).
ACO (Büdelsdorf, Allemagne, fondée en 1946) — spécialiste du drainage et des systèmes d’évacuation pour le bâti. Gamme Muli pour les stations de relevage à cuve étanche, conçue pour sous-sols et bâtiments enterrés.
Questions fréquentes
Simple ou double pompe ?
Monopompe pour une maison individuelle ou un petit commerce. Bipompe en alternance automatique pour les immeubles collectifs et ERP — la norme EN 12050-1 impose le bipompe pour ces bâtiments. La redondance permet aussi la continuité du service en cas de maintenance.
EN 12050-1 ou EN 12050-2 — quelle norme ?
EN 12050-1 pour les eaux vannes (contenant des matières fécales, donc tout poste raccordé à un WC). EN 12050-2 pour les eaux usées sans matières fécales (douche, lavabo, cuisine, machine à laver). La conformité doit figurer sur la plaque signalétique et dans la documentation.
Avec ou sans broyeur ?
Le broyeur intègre est recommandé dès que des matières fibreuses (lingettes, textiles) risquent d’être présentes. Il permet aussi un refoulement en DN 32 ou DN 50 au lieu du DN 100 nécessaire aux pompes vortex. Pour les pompes broyeuses nues (sans cuve), voir les pompes broyeuses submersibles.
Comment choisir la puissance ?
Le dimensionnement dépend du débit horaire (Q) et de la hauteur manométrique totale (HMT). Compter Q = somme des appareils × coefficient de simultanéité, et HMT = hauteur géométrique + pertes de charge du refoulement. En cas de doute, partir des courbes constructeur de chaque modèle.
Quel entretien pour une station ?
Inspection visuelle annuelle, test du contacteur de niveau, nettoyage de la cuve tous les 2 à 3 ans. Les garnitures mécaniques modernes (SiC/SiC en bain d’huile, moteur IP 68 refroidi par le fluide) fonctionnent pratiquement sans entretien sur toute la durée de vie.
Livraison en France ?
Livraison gratuite en France métropolitaine pour toutes les stations de relevage. Délai 1 à 2 semaines selon la disponibilité en stock.

















