Toutes les marques de pompes de drainage
HOMA Chromatic, Ebara BEST & DW VOX, KSB Ama-Drainer et ABS MF — submersibles pour eaux claires à chargées, passage libre jusqu’à 50 mm, IP 68.
HOMA Chromatic
6 modèles à corps plastique renforcé et moteur inox, passage libre 10 mm, idéal pour eaux chargées de chantier et de cave. Fabrication allemande à Neunkirchen-Seelscheid. Voir toute la gamme HOMA Chromatic →






Ebara BEST & DW VOX
29 modèles Ebara — BEST compactes pour caves et chantier, DW VOX vortex anti-bourrage pour eaux fibreuses. Siège Tokyo depuis 1912, production européenne à Cles (Italie). Voir toute la gamme Ebara →






KSB Ama-Drainer
8 modèles Ama-Drainer A pour eaux légèrement chargées, grand débit, refoulement DN 50. Fabrication allemande à Frankenthal depuis 1871. Voir toute la gamme KSB →





ABS MF (Sulzer)
7 modèles de la gamme MF du groupe Sulzer. Roue monocanale, corps fonte EN-GJL-250, refoulement DN 50, variantes avec kit d’accouplement KS pour installation fixe en fosse. Voir toute la gamme ABS →







Pompes de drainage — l’essentiel
Passage libre
Diamètre maximal des particules solides que la pompe peut évacuer sans colmatage. Chromatic C250 : 10 mm (selon fiche produit HOMA). Autres marques : voir fiche produit respective.
230 V ou 400 V
Le 230 V monophasé se branche sur une prise domestique, pratique pour un usage ponctuel. Le 400 V triphasé délivre plus de puissance et une durée de vie supérieure pour un usage régulier.
Type de roue
Vortex (DW VOX) : la roue tourne à distance du fluide et laisse passer les fibres sans bourrage. Roue monocanale (ABS MF, KSB Ama-Drainer) : délivre plus de pression. HOMA Chromatic C250 WE utilise une roue ouverte multi-canaux (selon fiche HOMA).
Indice de protection
Protection contre la submersion selon spécification constructeur (IP 68 ou IPX8 selon modèle), dans la limite des valeurs indiquées par le fabricant.
Comprendre les pompes de drainage
Débit et hauteur manométrique (HMT)
Deux grandeurs déterminent le comportement d’une pompe de drainage : le débit (Q, exprimé en m³/h ou en l/min) et la hauteur manométrique totale (HMT, exprimée en mCE — mètres de colonne d’eau). Les deux sont liés par une courbe caractéristique propre à chaque modèle. Plus la hauteur à refouler augmente, plus le débit diminue.
Le dimensionnement se fait au point d’intersection entre la courbe de la pompe et la courbe du réseau hydraulique, laquelle additionne trois termes :
- Hauteur géométrique — dénivelé entre le niveau d’eau dans le puits et le point de rejet.
- Pertes de charge linéaires — frottement dans la conduite, fonction du DN, de la longueur et du débit (quadratiquement).
- Pertes de charge singulières — coudes, clapet anti-retour, vannes, raccords.
Un surdimensionnement massif fait fonctionner la pompe hors de son point de meilleur rendement, avec deux conséquences : consommation électrique inutilement élevée et fatigue mécanique accélérée. Un sous-dimensionnement fait tourner la pompe en continu sans atteindre le seuil d’arrêt, ce qui échauffe le moteur.
Raccord de refoulement — tuyau souple ou tuyauterie fixe ?
Le choix du raccord dépend de l’usage : ponctuel ou permanent.
- Tuyau souple avec raccord rapide (type Storz ou embout cannelé) — convient aux usages ponctuels : cave inondée après orage, chantier, vidange de bassin. Diamètre typique : 1″¼ à 2″ (DN 32 à DN 50). Pertes de charge plus élevées que la tuyauterie fixe, en raison des variations de section et de la rugosité intérieure.
- Tuyauterie fixe en PVC, PE ou fonte — solution permanente pour station enterrée ou puits de cave. Raccord taraudé ou bridé sur la sortie de la pompe, clapet anti-retour obligatoire à proximité immédiate du refoulement pour empêcher le retour de l’eau pompée et le désamorçage.
Dans les deux cas, la section minimale du refoulement est dictée par le passage libre de la pompe : un refoulement plus étroit que le passage libre crée un point de blocage. Sur une pompe dont le passage libre est annoncé à 10 mm, le refoulement le plus fin possible reste DN 32.
Passage libre et classes d’eaux usées
Le passage libre désigne la plus grande dimension d’un solide que la pompe peut faire transiter sans blocage. La valeur dépend de la géométrie de la roue : roue vortex (libre dégagé), roue mono-canal (passage modéré), roue bi-canal (passage plus fin mais rendement supérieur).
En pratique, le type d’eau à pomper conditionne directement le passage libre à prévoir :
- Eaux claires (pluviales, condensats, eau de nappe) — aucun solide significatif, passage libre de 3 à 10 mm suffisant.
- Eaux grises (douche, lavabo, lave-linge) — particules fines, cheveux, fibres. Passage libre typique : 10 à 30 mm.
- Eaux chargées sans matières fécales — eaux de cave, eaux de chantier, eaux de station d’épuration. Passage libre recommandé : 30 à 50 mm, roue vortex ou mono-canal.
- Eaux-vannes (avec matières fécales, papier toilette) — relèvent des normes EN 12050-1 / -2 / -3 sur les stations de relevage et non des pompes de drainage simples. Elles exigent soit un broyeur intégré, soit une station de relevage complète.
Une pompe de drainage standard n’est donc pas prévue pour relever des eaux-vannes : pour ce cas, voir les stations de relevage ou les pompes broyeuses.
Indice de protection IP 68
La norme internationale EN 60529 définit les indices de protection des enveloppes électriques selon deux chiffres : résistance aux solides (0 à 6) et résistance à l’eau (0 à 9).
Pour une pompe submersible, seul l’indice IP 68 est recevable : étanchéité totale aux poussières (6) et protection contre l’immersion prolongée sous pression (8). Le fabricant précise en général la profondeur maximale d’immersion (généralement 5 à 10 m) et la durée maximale en immersion continue.
Deux points d’attention pratiques sur le chantier :
- Le câble d’alimentation entre dans le corps de pompe par un presse-étoupe étanche. Si la longueur de câble d’origine est insuffisante, un raccord boîtier étanche de classe IP 68 est obligatoire — une boîte de jonction standard IP 44 en conditions immergées désamorce la protection complète.
- L’indice IP 68 concerne l’enveloppe électrique, pas la garniture mécanique. Sur les modèles prévus pour l’immersion continue, le constructeur prévoit en complément un double joint mécanique en SiC (carbure de silicium) séparé par une chambre d’huile, qui protège le bobinage en cas de rupture du joint côté produit.
Capteurs de niveau
Une pompe de drainage tourne rarement en continu. Elle s’enclenche lorsque le niveau d’eau atteint un seuil haut et s’arrête lorsque le niveau redescend au seuil bas. Le capteur qui déclenche cette commutation peut prendre plusieurs formes :
- Flotteur à bille — contact électrique basculant par gravité. Simple, robuste, sans électronique, mais exige un volume de puits suffisant pour que le flotteur puisse pivoter librement. Le standard historique, toujours largement utilisé en drainage domestique.
- Sonde de pression hydrostatique — mesure la pression en fond de puits, proportionnelle à la hauteur d’eau. Avantage : pas de pièce mécanique mobile, seuils réglables au centimètre près. Adaptée aux puits étroits ou profonds.
- Électrodes conductives — détectent la présence d’eau par continuité électrique entre deux tiges immergées. Peu coûteuses, mais sensibles à l’entartrage et aux dépôts gras.
- Capteur capacitif ou vibratoire — utilisé sur installations industrielles exigeantes, peu courant en drainage résidentiel.
Sur une pompe compacte avec flotteur intégré, la course du flotteur fixe le différentiel d’enclenchement — il n’est pas réglable. Sur les modèles à sonde externe, deux seuils distincts se paramètrent depuis le coffret de commande, ce qui permet d’optimiser la fréquence de démarrage et la durée de cycle.
Quatre marques, une même exigence
HOMA Chromatic — fabrication allemande à Neunkirchen-Seelscheid. Corps et roue en plastique résistant aux chocs, moteur et arbre en acier inoxydable, conception légère et silencieuse pour le drainage domestique.
Ebara — siège à Tokyo depuis 1912, production européenne à Cles (Italie) depuis 1992. Gamme BEST pour les compactes, DW VOX avec roue vortex pour les eaux fibreuses.
KSB — fondé en 1871 à Frankenthal (Klein, Schanzlin & Becker). Ama-Drainer A pour le drainage lourd, grand débit et hauteur de refoulement élevée.
ABS (groupe Sulzer) — la gamme MF est un standard du chantier, roue monocanale robuste, variantes avec kit d’accouplement KS pour installation fixe en fosse.
Questions fréquentes
Quelle différence entre une pompe de drainage et une pompe broyeuse ?
La pompe de drainage évacue des eaux claires à chargées sans broyer les solides—elle les laisse passer par son passage libre. La pompe broyeuse possède un couteau qui hache les matières solides, elle est nécessaire dès qu’un WC est raccordé.
Qu’est-ce que le passage libre ?
Il s’agit du diamètre maximal des particules solides que la pompe peut évacuer sans se colmater, mesuré en millimètres. Plus il est grand, plus la pompe tolère des eaux chargées.
Puis-je utiliser une pompe de drainage pour vider ma citerne d’eau de pluie ?
Oui, c’est l’un des cas d’usage les plus fréquents. Les pompes de drainage sont idéales pour les eaux de pluie, cuves, drainage et arrosage de jardin.
HOMA, Ebara, KSB ou ABS — quelle marque choisir ?
Chaque marque a sa spécialité. HOMA Chromatic pour la construction légère et silencieuse (plastique renforcé + moteur inox), Ebara pour le rapport qualité-prix, KSB pour la puissance et le débit, ABS pour la robustesse chantier. Le choix dépend du débit, de la hauteur de refoulement et de la nature des eaux à évacuer.
Quelle durée de vie pour une pompe de drainage ?
La durée de vie dépend du dimensionnement, du régime de fonctionnement et de la nature des eaux. L’absence de couteau de broyage réduit l’usure mécanique par rapport à une pompe broyeuse.
230 V ou 400 V ?
Le 400 V triphasé offre un meilleur rendement mécanique, pas de condensateur de démarrage et une durée de vie supérieure. Le 230 V monophasé reste pertinent pour un usage domestique ponctuel ou quand le triphasé n’est pas disponible.
