
Ebara BEST, DW et DW VOX — pompes de drainage
29 modèles : BEST compactes pour caves et chantier, DW triphasées grand débit, DW M monophasées 230 V, DW VOX vortex anti-bourrage. Siège Tokyo depuis 1912, production européenne à Cles (Italie) depuis 1992.
Ebara BEST
Pompes compactes pour caves, chantier et vidange ponctuelle. Versions M (monocanale, 230V mono), MA (mono avec flotteur automatique), (400V) (triphasée). BEST 4 MA existe aussi en version résistante aux huiles pour eaux contenant hydrocarbures légers.









Ebara DW — triphasées 400 V
Famille triphasée 400 V pour usage professionnel — grand débit, hauteur de refoulement élevée. Les numéros 75/100/150/200/300 indiquent la puissance en centièmes de kW (DW 75 = 0,75 kW).
Ebara DW M — monophasées 230 V
Même roue que DW mais en monophasé 230 V pour installations domestiques sans triphasé. Variantes A avec interrupteur à flotteur intégré pour démarrage automatique.






Ebara DW VOX — vortex anti-bourrage
Variante avec roue vortex — la roue tourne à distance du fluide, laisse passer les fibres et solides sans bourrage. Indispensable dès que les eaux contiennent des lingettes, cheveux ou fibres textiles.









Ebara drainage — l’essentiel
BEST ou DW ?
BEST : compacte, plutôt mono-usage domestique ou chantier léger. DW : plus robuste, puissance supérieure, usage professionnel.
Roue monocanale ou vortex ?
La roue monocanale (BEST, DW, DW M) délivre plus de pression. La roue vortex (DW VOX) laisse passer les fibres : obligatoire si vos eaux contiennent lingettes ou cheveux.
M ou sans M ?
Le M (DW M, VOX M) = monophasée 230 V, se branche sur prise domestique. Sans M = triphasée 400 V, pour installations professionnelles.
Variante A
Le suffixe A (BEST MA, DW M A, VOX M A) ajoute un interrupteur à flotteur intégré pour démarrage automatique — pas besoin de coffret externe.
Comprendre les pompes de drainage
Débit et hauteur manométrique (HMT)
Deux grandeurs déterminent le comportement d’une pompe de drainage : le débit (Q, exprimé en m³/h ou en l/min) et la hauteur manométrique totale (HMT, exprimée en mCE — mètres de colonne d’eau). Les deux sont liés par une courbe caractéristique propre à chaque modèle. Plus la hauteur à refouler augmente, plus le débit diminue.
Le dimensionnement se fait au point d’intersection entre la courbe de la pompe et la courbe du réseau hydraulique, laquelle additionne trois termes :
- Hauteur géométrique — dénivelé entre le niveau d’eau dans le puits et le point de rejet.
- Pertes de charge linéaires — frottement dans la conduite, fonction du DN, de la longueur et du débit (quadratiquement).
- Pertes de charge singulières — coudes, clapet anti-retour, vannes, raccords.
Un surdimensionnement massif fait fonctionner la pompe hors de son point de meilleur rendement, avec deux conséquences : consommation électrique inutilement élevée et fatigue mécanique accélérée. Un sous-dimensionnement fait tourner la pompe en continu sans atteindre le seuil d’arrêt, ce qui échauffe le moteur.
Raccord de refoulement — tuyau souple ou tuyauterie fixe ?
Le choix du raccord dépend de l’usage : ponctuel ou permanent.
- Tuyau souple avec raccord rapide (type Storz ou embout cannelé) — convient aux usages ponctuels : cave inondée après orage, chantier, vidange de bassin. Diamètre typique : 1″¼ à 2″ (DN 32 à DN 50). Pertes de charge plus élevées que la tuyauterie fixe, en raison des variations de section et de la rugosité intérieure.
- Tuyauterie fixe en PVC, PE ou fonte — solution permanente pour station enterrée ou puits de cave. Raccord taraudé ou bridé sur la sortie de la pompe, clapet anti-retour obligatoire à proximité immédiate du refoulement pour empêcher le retour de l’eau pompée et le désamorçage.
Dans les deux cas, la section minimale du refoulement est dictée par le passage libre de la pompe : un refoulement plus étroit que le passage libre crée un point de blocage. Sur une pompe dont le passage libre est annoncé à 10 mm, le refoulement le plus fin possible reste DN 32.
Passage libre et classes d’eaux usées
Le passage libre désigne la plus grande dimension d’un solide que la pompe peut faire transiter sans blocage. La valeur dépend de la géométrie de la roue : roue vortex (libre dégagé), roue mono-canal (passage modéré), roue bi-canal (passage plus fin mais rendement supérieur).
En pratique, le type d’eau à pomper conditionne directement le passage libre à prévoir :
- Eaux claires (pluviales, condensats, eau de nappe) — aucun solide significatif, passage libre de 3 à 10 mm suffisant.
- Eaux grises (douche, lavabo, lave-linge) — particules fines, cheveux, fibres. Passage libre typique : 10 à 30 mm.
- Eaux chargées sans matières fécales — eaux de cave, eaux de chantier, eaux de station d’épuration. Passage libre recommandé : 30 à 50 mm, roue vortex ou mono-canal.
- Eaux-vannes (avec matières fécales, papier toilette) — relèvent des normes EN 12050-1 / -2 / -3 sur les stations de relevage et non des pompes de drainage simples. Elles exigent soit un broyeur intégré, soit une station de relevage complète.
Une pompe de drainage standard n’est donc pas prévue pour relever des eaux-vannes : pour ce cas, voir les stations de relevage ou les pompes broyeuses.
Indice de protection IP 68
La norme internationale EN 60529 définit les indices de protection des enveloppes électriques selon deux chiffres : résistance aux solides (0 à 6) et résistance à l’eau (0 à 9).
Pour une pompe submersible, seul l’indice IP 68 est recevable : étanchéité totale aux poussières (6) et protection contre l’immersion prolongée sous pression (8). Le fabricant précise en général la profondeur maximale d’immersion (généralement 5 à 10 m) et la durée maximale en immersion continue.
Deux points d’attention pratiques sur le chantier :
- Le câble d’alimentation entre dans le corps de pompe par un presse-étoupe étanche. Si la longueur de câble d’origine est insuffisante, un raccord boîtier étanche de classe IP 68 est obligatoire — une boîte de jonction standard IP 44 en conditions immergées désamorce la protection complète.
- L’indice IP 68 concerne l’enveloppe électrique, pas la garniture mécanique. Sur les modèles prévus pour l’immersion continue, le constructeur prévoit en complément un double joint mécanique en SiC (carbure de silicium) séparé par une chambre d’huile, qui protège le bobinage en cas de rupture du joint côté produit.
Capteurs de niveau
Une pompe de drainage tourne rarement en continu. Elle s’enclenche lorsque le niveau d’eau atteint un seuil haut et s’arrête lorsque le niveau redescend au seuil bas. Le capteur qui déclenche cette commutation peut prendre plusieurs formes :
- Flotteur à bille — contact électrique basculant par gravité. Simple, robuste, sans électronique, mais exige un volume de puits suffisant pour que le flotteur puisse pivoter librement. Le standard historique, toujours largement utilisé en drainage domestique.
- Sonde de pression hydrostatique — mesure la pression en fond de puits, proportionnelle à la hauteur d’eau. Avantage : pas de pièce mécanique mobile, seuils réglables au centimètre près. Adaptée aux puits étroits ou profonds.
- Électrodes conductives — détectent la présence d’eau par continuité électrique entre deux tiges immergées. Peu coûteuses, mais sensibles à l’entartrage et aux dépôts gras.
- Capteur capacitif ou vibratoire — utilisé sur installations industrielles exigeantes, peu courant en drainage résidentiel.
Sur une pompe compacte avec flotteur intégré, la course du flotteur fixe le différentiel d’enclenchement — il n’est pas réglable. Sur les modèles à sonde externe, deux seuils distincts se paramètrent depuis le coffret de commande, ce qui permet d’optimiser la fréquence de démarrage et la durée de cycle.
Un siècle et plus d’ingénierie hydraulique
Ebara a été fondée en 1912 à Tokyo par Isao Hatakeyama, alors étudiant du professeur Ariya Inokuty. L’entreprise s’est d’abord concentrée sur les pompes industrielles et les turbines. Le nom vient du quartier d’Ebara, à Tokyo, où se trouvait la première grande usine.
En 1989, le groupe crée EBARA Italia. En 1992, l’usine de Cles (Province de Trente, Italie) ouvre ses portes. En 1998, elle devient EBARA Pumps Europe S.p.A., site de production principal pour le marché européen. Les pompes BEST, DW, DW M et DW VOX vendues sur pompes-pro.de sortent de ce site italien.
Questions fréquentes — Ebara drainage
BEST 2, 3, 4 ou 5 — quelle numérotation ?
Le numéro indique la puissance moteur croissante. BEST 2 est l’entrée de gamme (0,5 kW), BEST 5 le plus puissant (1,1 kW). Choix selon débit et hauteur de refoulement.
DW 75 à DW 300 : comment lire ?
Le chiffre correspond à la puissance en centièmes de kW : DW 75 = 0,75 kW, DW 100 = 1,0 kW, DW 300 = 3,0 kW.
DW VOX ou DW classique — quelle différence ?
DW classique : roue monocanale, meilleure pression. DW VOX : roue vortex, laisse passer les fibres sans bourrage. VOX coûte légèrement plus cher mais évite les pannes par obstruction dès que les eaux contiennent des matières fibreuses.
BEST 4 MA résistante aux huiles : pour quel usage ?
Version spéciale avec joints et matériaux résistant aux hydrocarbures légers — eaux de parking, zones de lavage, fosses de récupération contenant traces d’huile ou de gazole.
Pièces détachées Ebara en France ?
Oui, le réseau Ebara Europe assure la disponibilité des pièces détachées pour l’ensemble du catalogue produit à Cles. Garantie constructeur selon conditions Ebara.
Monophasé ou triphasé ?
Si votre installation dispose du triphasé 400 V, préférez DW ou VOX (sans M) : meilleur rendement, démarrage plus doux, durée de vie supérieure. Sinon, les variantes M fonctionnent parfaitement sur prise domestique 230 V.
