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ACO Muli — Postes de relevage.

8 postes ACO Muli — Muli-Mini monopompe (DWP) et bipompe (DDP), Muli-Star bipompe à broyeur pour eaux vannes. Cuve en polyéthylène renforcé, solution pour sous-sols, caves et bâtiments enterrés. Fabrication allemande depuis 1946.

Depuis 1946
ACO · Allemagne
spécialiste drainage & évacuation
8 modèles
Muli-Mini · Muli-Star
mono · bipompe · broyeur
Cuve PE
Polyéthylène renforcé
pour sous-sols & bâtiments enterrés
Livraison offerte
Partout en France
Sous 1–2 semaines

Muli-Mini — 4 modèles

Hebeanlage compacte pour maison individuelle. DWP = monopompe, DDP = bipompe en alternance. Cuve en polyéthylène renforcé, pompe submersible à broyeur, commande automatique. Modèles 1.1 et 1.2 selon puissance.

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Muli-Star DDP — 4 modèles bipompe avec broyeur

Hebeanlage bipompe en alternance automatique à broyeur intégré, pour eaux vannes (matières fécales, raccordement WC direct). Cuve en polyéthylène renforcé. Modèles 1.1 à 2.2 selon puissance et débit. Pour immeubles collectifs, ERP, objets commerciaux.

Pertes de charge

Darcy-Weisbach · Conduite PE
Hauteur manométrique totale
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Débit eaux usées

Qww = K × √(ΣDU) · NF EN 12056-2
Débit d’eaux usées Qww
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Débit eaux pluviales

Q = r × C × A / 10 000
Débit de ruissellement
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Points-clés ACO Muli

Cuve en polyéthylène renforcé

Cuve monobloc en PE haute densité. Étanchéité longue durée, résistance chimique aux effluents. Conçue pour une implantation en sous-sol ou en cave, voire un montage en caisson pour bâtiments enterrés.

Codes DWP et DDP

DWP = station monopompe (une seule pompe). DDP = station bipompe (deux pompes en alternance automatique). Pour les bâtiments collectifs et ERP, la norme EN 12050-1 impose le bipompe (DDP).

Muli-Mini vs Muli-Star

Muli-Mini — compact, pour maison individuelle et petit commerce. Disponible en mono (DWP) ou bipompe (DDP). Muli-Star DDP — plus puissant, exclusivement bipompe avec broyeur, pour eaux vannes avec matières fécales.

Conforme EN 12050-1

Toutes les versions bipompe (Muli-Mini DDP et Muli-Star) sont conformes à la norme EN 12050-1, obligatoire pour immeubles collectifs et ERP. L’alternance automatique garantit la continuité du service.

Muli-Mini ou Muli-Star ?

Muli-Mini — compact, 5 600–6 200 €

Dimension compacte pour cave ou sous-sol d’une maison individuelle. Monopompe (DWP) ou bipompe (DDP) selon bâtiment. Broyeur intégré, refoulement réduit DN 32. Modèles 1.1 et 1.2 selon puissance requise.

Muli-Star DDP — bipompe puissante, 9 900–15 500 €

Bipompe à broyeur exclusivement — pour immeubles collectifs, ERP, objets commerciaux recevant des eaux vannes. Modèles 1.1 à 2.2 selon débit (petits collectifs à bâtiments importants). Redondance garantie.

Comprendre les stations de relevage

EN 12050-1 et obligation de double pompe

La norme européenne EN 12050-1 définit les exigences applicables aux stations de relevage pour eaux usées contenant des matières fécales. Elle précise les essais de conformité (débit, hauteur, passage libre, niveau sonore, étanchéité) et la documentation que le fabricant doit fournir. Une station certifiée EN 12050-1 porte un marquage permanent sur la cuve ou sur la plaque signalétique, avec le numéro de la norme, le nom du fabricant et le débit nominal.

Le nombre de pompes dépend du contexte d’emploi :

  • Station mono-pompe — acceptée pour une maison individuelle à condition qu’au moins un WC reste situé au-dessus du niveau de reflux. Ce WC de secours garantit la continuité du service en cas de panne de la pompe.
  • Station bi-pompe (pompes jumelées) — obligatoire dès lors qu’aucun WC n’est situé au-dessus du niveau de reflux, ainsi que dans les établissements recevant du public (ERP), immeubles collectifs, commerces, hôtels, bureaux. Les deux pompes fonctionnent en alternance automatique ; en cas de défaillance d’une pompe, la seconde prend immédiatement le relais.

Cette règle de redondance vise à prévenir le refoulement d’eaux usées dans les locaux, situation à la fois sanitaire et juridiquement critique. Un coffret de commande correctement paramétré signale le défaut et bascule sans action manuelle.

Broyeur ou roue vortex — quelle hydraulique pour quel usage ?

Le choix de l’hydraulique conditionne à la fois le diamètre de refoulement, la sensibilité aux déchets et le rendement énergétique.

  • Roue vortex (libre dégagée) — passage libre typique 50 à 80 mm, adaptée aux eaux fortement chargées, fibres et petits solides. Rendement hydraulique modéré (45 à 55 %), mais robustesse élevée et faible sensibilité aux obstructions. Le refoulement est obligatoirement en DN 80 minimum, souvent DN 100.
  • Roue mono-canal ou bi-canal — passage libre plus réduit (30 à 60 mm), rendement supérieur (55 à 70 %), consommation électrique plus faible. Convient aux eaux usées domestiques classiques. Refoulement DN 50 à 80.
  • Broyeur intégré — les matières fécales et le papier toilette sont fragmentés en amont de la roue. Permet un refoulement très fin (DN 32 à 50), utile dans les rénovations où la colonne montante existante est de petit diamètre. En contrepartie, le broyeur est plus sensible aux matières inadaptées (lingettes, textiles, colliers plastique).

Dans une station EN 12050-1 complète, le fabricant propose généralement les trois variantes côte à côte (broyeur / vortex / mono-canal) pour couvrir les cas d’emploi : KSB miniCompacta US (broyeur) vs UZ (vortex), Grundfos Multilift MOG (broyeur) vs M (mono-canal), HOMA Sanimaster V (vortex) vs GRP-V (vortex libre).

Monophasé 230 V ou triphasé 400 V ?

La limite pratique entre les deux alimentations se situe autour de 1,5 à 2 kW par pompe. En dessous, la version monophasée reste acceptable ; au-dessus, le triphasé devient nécessaire pour plusieurs raisons.

  • Courant d’appel au démarrage — une pompe monophasée tire un courant d’appel quatre à sept fois supérieur au courant nominal. Sur un tableau domestique, cela fait sauter le disjoncteur différentiel lors des démarrages répétés. Le triphasé lisse ce pic.
  • Rendement moteur — un moteur triphasé asynchrone présente un rendement et un facteur de puissance supérieurs, typiquement 5 à 10 points de plus qu’un équivalent monophasé avec condensateur permanent.
  • Disponibilité de l’alimentation — dans l’habitat individuel existant, seul le monophasé 230 V est disponible. En construction neuve, en collectif et dans le tertiaire, le triphasé 400 V est généralement présent.

Les fabricants déclinent chaque modèle au-delà de 1,5 kW en deux versions (mono et tri), identifiables par un suffixe dans la référence : « .M » pour monophasé, « .D » ou « T » pour triphasé. L’alimentation à prévoir sur le chantier doit être vérifiée avant commande.

Matériaux de cuve — PEHD, polyester renforcé ou béton ?

La cuve constitue l’enveloppe qui contient le volume tampon et protège la pompe du terrain environnant. Trois familles de matériaux dominent le marché.

  • Polyéthylène haute densité (PEHD) — la plus répandue pour l’habitat individuel. Léger, étanche par nature, insensible à la corrosion, économique. Sa résistance mécanique en compression reste limitée : l’enterrement hors circulation est la règle, et en zone carrossable une dalle de répartition béton armée au-dessus est requise.
  • Polyester renforcé de fibres de verre (PRV / GRP) — compromis rigide entre le PEHD et le béton. Tenue mécanique supérieure, durabilité élevée. On le retrouve notamment sur les stations KSB miniCompacta et certaines gammes industrielles.
  • Béton armé — cuve monolithique ou assemblée. Tenue mécanique maximale, lestage naturel qui limite le risque de flottaison, mais poids élevé nécessitant une grue pour la manutention et joint d’étanchéité à prévoir sur les assemblages.

Une règle s’applique à toutes les cuves : lorsque la nappe phréatique peut remonter au-dessus de la base de la station, la sécurité au flottement doit être calculée selon DIN 1054 (norme allemande, utilisée par l’ensemble des fabricants européens). Si la poussée d’Archimède dépasse le poids de la station remplie d’eau, il faut ajouter une plaque de répartition bétonnée ancrée dans le sol, dimensionnée pour équilibrer le bilan.

Garnitures mécaniques et longévité

La garniture mécanique assure l’étanchéité entre l’arbre en rotation et le corps de pompe. Son usure progressive est le premier facteur limitant de la durée de vie d’une pompe submersible.

  • Carbure de silicium / carbure de silicium (SiC / SiC) — la qualité industrielle de référence. Très dur, faible usure dans les milieux abrasifs, durée de vie annoncée couramment supérieure à dix ans en service normal. Équipe les gammes professionnelles (KSB, HOMA, ABS, Sulzer, Ebara).
  • Carbone / céramique — qualité d’entrée de gamme. Correcte pour eaux claires, plus vulnérable aux particules abrasives. Durée de vie typique : quatre à sept ans.
  • Double garniture avec chambre à huile — standard sur les pompes pour eaux usées : une garniture côté fluide, une garniture côté moteur, une chambre à huile entre les deux. En cas de rupture de la garniture côté fluide, l’huile reste un témoin avant que le bobinage ne soit mouillé. Un contrôle annuel du niveau et de l’aspect de l’huile permet de détecter précocement l’usure.

Sur une configuration bien dimensionnée, garniture SiC et chambre à huile permettent d’atteindre sans difficulté quinze à vingt ans de service, à condition que la pompe ne soit pas sollicitée en limite de courbe et que l’eau ne contienne pas de matières très abrasives (sable, gravillons).

Dimensionnement selon EN 12056-2 — débit Qww et coefficient K

La norme EN 12056-2 fournit la méthode de calcul du débit d’eaux usées à prévoir dans un bâtiment. La formule de base est :

Qww = K × √(ΣDU)

avec Qww exprimé en litres par seconde, ΣDU la somme des unités de décharge (Discharge Units) raccordées, et K un coefficient de simultanéité dépendant du type de bâtiment.

  • Unités de décharge (DU) — chaque appareil sanitaire apporte une contribution normalisée. Lavabo : 0,5. Douche : 0,6. Évier de cuisine : 0,8. WC avec réservoir 6 l : 2,0. WC avec réservoir 9 l : 2,5. Lave-linge domestique : 0,8.
  • Coefficient K — reflète la probabilité d’usage simultané. K = 0,5 pour l’habitat individuel et collectif à usage intermittent. K = 0,7 pour les hôtels et bureaux. K = 1,0 pour les hôpitaux, écoles, restaurants. K = 1,2 pour les laboratoires et installations à usage quasi permanent.
  • Marge de sécurité — il est d’usage d’ajouter 10 à 20 % au débit calculé, pour couvrir les pics ponctuels et l’encrassement progressif de la conduite de refoulement.

La station choisie doit fournir ce débit Qww à la hauteur manométrique requise par le réseau hydraulique (voir la section HMT correspondante), tout en conservant une fréquence de démarrage raisonnable — typiquement dix à vingt cycles par heure en pointe, selon le volume tampon disponible dans la cuve.

Spécialiste allemand du drainage et du relevage

Fondée en 1946, ACO est un fabricant allemand spécialisé dans les systèmes d’évacuation, le drainage et les stations de relevage pour bâtiments. La gamme Muli — déclinée en Muli-Mini (compact monopompe ou bipompe) et Muli-Star (bipompe à broyeur) — est la référence allemande pour les installations en cuve étanche synthétique, destinée aux sous-sols, caves et bâtiments enterrés.

La construction type : cuve monobloc en polyéthylène haute densité, pompe submersible avec broyeur intégré, coffret de commande avec contacteur de niveau et alarme haute. Les versions bipompe (DDP) répondent à la norme EN 12050-1 pour les immeubles collectifs et ERP.

Pour les stations de relevage doubles toutes marques confondues, voir stations doubles. Pour les monopompes toutes marques, voir stations simples.

Questions fréquentes

Muli-Mini ou Muli-Star ?

Muli-Mini (5 600–6 200 €) pour une maison individuelle, petit commerce — disponible en monopompe (DWP) ou bipompe (DDP). Muli-Star DDP (9 900–15 500 €) exclusivement bipompe à broyeur, pour immeubles collectifs et ERP avec raccordement WC.

Que signifient DWP et DDP ?

DWP = station monopompe (une pompe unique). DDP = station bipompe (deux pompes en alternance automatique). La norme EN 12050-1 impose le bipompe pour les immeubles collectifs et ERP.

Cuve en polyéthylène : quels avantages ?

Le polyéthylène haute densité offre une excellente résistance chimique aux effluents, une étanchéité longue durée sans soudure à risque, et une flottabilité adaptée aux installations en sous-sol ou en cuve enterrée. Léger à manipuler lors du montage, sans corrosion à long terme.

Avec raccordement WC ?

Oui. Toutes les stations Muli (Mini DDP et Star) sont à broyeur intégré et conformes EN 12050-1 — conçues pour les eaux vannes avec matières fécales. La version Muli-Mini DWP (monopompe) est aussi à broyeur mais ne répond pas à la redondance EN 12050-1 (monopompe → maison individuelle uniquement).

Installation en sous-sol ou en cave ?

Oui — c’est la vocation des stations Muli. La cuve en polyéthylène est conçue pour une implantation en local technique, cave ou sous-sol. La version Muli-Star peut être également implantée en cuve extérieure enterrée selon les conditions d’installation.

Livraison en France ?

Livraison gratuite en France métropolitaine pour toutes les stations ACO Muli. Délai 1 à 2 semaines selon la disponibilité en stock.